Pianiste, pédagogue et concertiste

Créatrice et animatrice du café philo parisien de L'EST/ETHIQUE

Panorama de mes activités

Sabine Miniconi, pianiste et pédagogue, portrait

Sabine Miniconi n'est pas une pianiste comme les autres.

Quand elle n'enseigne pas le piano, ou le chant, et ce avec passion dans sa propre école PIANO/CHANT de PARIS EST,
elle est sur scène.

Des créations originales spectacle piano/poésie depuis 20 ans sur les scènes parisiennes....
Ou l’animation de son propre café philo de l'est/éthique, événement mensuel depuis 25 ans
ou encore son PHILOSOPH’ART, atelier de réflexion et de pratique autour de l’art et de l’esthétique.

Avec son esprit joyeux, même si elle joue au piano la musique classique dans sa forme la plus pure, telle qu'elle a été écrite, son interprétation musicale dans une expression créative et personnelle, en résonance avec des textes poétiques modernes ou contemporains donne un résultat superbe !

Découvrez mon parcours professionnel et artistique

La musique et le piano m’ont accompagné tout au long de ma vie.
J’ai donc commencé ma pratique de l’instrument à 5 ans, en 1963 pour ne jamais plus l’arrêter.

Mon arrivée à PARIS en 1978 m’a permis de prendre contact avec de grands pédagogues parisiens : Ribisky, Monique Déchaussées, et en particulier Lise JACOB (mère de l’éditrice Odile JACOB).
Cette dernière rencontre m’a fait opter pour le chemin de la pédagogie musicale avec :
la création du diplôme de pédagogie du piano et du chant
à LA SCOLA CANTORUM que j’ai obtenu en 1984,
avant d’avoir la joie de découvrir l’expérience de concertiste et de monter sur scène en 2000.

Mais en parallèle de cela, j’ai effectué un parcours universitaire plus traditionnel

Bac C à 16 ans, des études littéraires (maîtrise et agrégation de lettres) à PARIS 7, licence de psychologie et de philosophie à PARIS...

Portrait surréaliste d'une femme vêtue de noir, portant une coiffe en forme de partition de musique ouverte et un grand ruban de satin doré autour des bras.

Mon grand-père : Ange-Marie Miniconi

Portrait d'Ange-Marie Miniconi, résistant et instituteur, grand-père de Sabine

Discours de Sabine MINICONI, prononcé lors de l’inauguration de l’école "ANGE-MARIE MINICONI "

Beaucoup d’émotion en cet instant. Un moment pour bien sûr concrétiser l’hommage qu’il y a à rendre à mon grand père, Ange-Marie Miniconi dont j’ai pu être proche toute ma vie jusqu’à sa disparition en 1988.
Je ne développerai pas la base de l’homme politique, résistant ayant organisé avec plusieurs compagnons FTP la résistance sur la Côte d’Azur. Beaucoup de personnes encore présentes à ce jour ont pu vivre ce moment de la deuxième guerre mondiale. Des événements d’ailleurs très bien rapportés dans le livre que Peter Leslie a consacré à mon grand père : « The liberation of the riviera : la résistance dans le sud de la France et l’histoire de son héroïque leader le commandant Jean-Marie » en vente sur Internet et aux USA.
Mais ce qui est merveilleux dans ces minutes, c’est d’avoir donné le nom d’une école à mon grand père, lui-même instituteur toute sa vie. Cet acte de transmission est en osmose avec le métier d’enseignant tel qu’il le concevait et tel que je le conçois moi-même dans mes activités pédagogiques qui alternent avec mes concerts.
Enseignant, un métier à vocation faisant sens dans sa propre vie. Un métier de transmission et surtout pas de pouvoir, ni de commerce. Un métier qui se crée au jour le jour se rapprochant ainsi de l’art ou de la philosophie telle que la concevait les Grecs.

D’ailleurs, je tiens à signaler que mon grand-père avait une âme d’artiste lorsqu’il chantait d’une voix admirable, pouvait jouer au piano sans avoir pris de cours, ou encore prenait sans cesse des photos d’une grande esthétique. Brillant danseur de tango, il faisait résonner cette danse dans le surnom qu’il avait choisi pour une autre passion (radioamateur) : » Neuf Tango Oscar » : il avait déjà son face book dans les années 50 !
Oui, rendre hommage à un résistant est très important pour les nombreux enfants qui vont fréquenter cette école. Sur le plan historique bien sûr. Mais aussi sur le plan éthique.
Le mot résistant prend pour moi à ce jour une connotation morale. Dans la dureté de chaque vie, lorsque porteur d’une éthique, d’un projet humain on ne veut pas tomber dans la violence ou dans la bassesse humaine, la résistance devient réelle, magnifique : poursuivre ses projets de création, d’amour tout en se protégeant des dangers et des agressions.

Couverture du livre 'The Liberation of the Riviera' de Peter Leslie, consacré à Ange-Marie Miniconi